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 La guématrie

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MessageSujet: La guématrie   Mer 14 Nov - 9:11

Bonjour à toutes et à tous.
Je vous propose un article sur les différentes formes de guématrie que l'on peut rencontrer lorsqu'on étudie la kabbale.
Certaines sont simples, d'autres plus complexes. Nous n'aborderons ici que les systèmes "simples" de guématrie et peuvent rebuter les plus novices. Il y a quelques exemples pour illustrer les méthodes et permettre de comprendre la portée de ce type de calcul au sein de la Bible Hébraïque.

J'espère que les caractères hébraïques passeront bien, et seront dans le bon sens !


I - Introduction

« La Guematria est une méthode d'exégèse biblique établissant une correspondance entre les lettres, mots et versets de la Torah d'une part, et des nombres d'autre part ; comme telle, elle permet d'ouvrir de nouveaux horizons dans la compréhension du texte », Chalom Leubmen.

La guématrie est donc un outil permettant, par l’attribution d’une valeur numérique à chaque lettre de l’alphabet hébraïque, d’établir des parallèles entre des mots ou des versets bibliques différents et possédant la même valeur numérique calculée.
Il existe plusieurs méthodes d’attribution de valeurs à chaque lettre de l’alphabet et plusieurs façons pour calculer la valeur d’un mot ou d’une phrase. Certains procédés sont simple, d’autres plus complexes, faisant appel à des permutations au sein de l’alphabet hébraïque.


II – Les procédés simples

2.1) Guematria simple / Mispar Gadol (grande valeur) / Mispar Raguil (valeur traditionnelle)

Ce procédé est le plus usité en guématrie, c’est aussi la méthode traditionnelle. A chaque lettre de l’alphabet est attribuée une valeur qui lui est propre.



La valeur arithmétique d’un mot ou d’un groupe de mots s’obtient en additionnant la valeur de chaque lettre composant le mot ou le groupe de mots.
Par exemple, prenons les mots רוח אלהים , Ruach Elohim, Esprit ou Souffle d'Elohim et calculons sa valeur (n’oublions pas que l’hébreu se lit de droite à gauche).
En décomposant lettre à lettre, nous obtenons :



On remarquera que la valeur calculée équivaut à la valeur de Shin (300). On peut donc considérer que la lettre Shin est un symbole de l’Esprit d’Elohim car elle a la même valeur arithmétique.

Il arrive également que l’on rencontre des valeurs pour les lettres dans leur forme finale. Elles prennent les valeurs suivantes :



2.2) Guematria simple déployée – Valeur pleine – Procédé par intégration – Millouï

Dans ce procédé, la valeur d’une lettre est égale à la somme des valeurs numériques de toutes les lettres composant le nom complet de la lettre considérée.
Par exemple, le nom complet de Aleph (א), s’écrit אלף. La somme des 3 lettres composant le mot est de 111 (somme de Aleph + Lamed + Phé ; 1 + 30 + 80 = 111).

De plus, certains noms de lettres peuvent s’orthographier de différentes manières. Une même lettre peut donc avoir une valeur différente. Les valeurs communes sont en gras.


Si nous calculons la valeur du premier mot de la Torah בראשית (Bereshit – le commencement), en utilisant ce procédé, nous obtenons :


Rachi disait que comme la Torah n’était qu’un recueil de préceptes, pourquoi ne commence-t’elle pas par le premier commandement donné aux Hébreux ?
Or ce premier commandement n’apparaît qu’à l’Exode 12,2. Mais si l’on compte bien, le verset contenant ce premier commandement se trouve être le 1819ème de la Torah, valeur du 1er mot de la Torah…


2.3) La guematria selon le procédé « Im haKollel » - guematria avec inclusion

Ce procédé consiste à ajouter 1 à la valeur numérique d’une lettre, d’un mot ou d’un groupe de mot obtenu suivant un procédé guématrique. Ce 1 représente l’unité propre au mot lui-même, que la racine du mot est étroitement liée à sa source supérieure selon Rabbi Eisik Havè, disciple de Gaon de Vila.

Si nous reprenons notre exemple avec Bereshit suivant le procédé Millouï, sa valeur passe de 1819 à 1819+1 = 1820. Or 1820 est le nombre de fois que l’on rencontre le Tétragramme dans la Torah…


2.4) Guematria selon le procédé de l’antériorité alphabétique

Pour avoir la valeur d’une lettre selon ce procédé, il suffit d’additionner à la valeur numérique usuelle de la lettre, les valeurs numériques usuelles des lettres qui la précèdent.
Par exemple, la lettre Qof, par ce procédé aura la valeur de 595 car l’addition des valeurs de toutes les lettres de Aleph à Qof donne 595.



2.5) Guematria selon le procédé de la « valeur cachée » - Nistar

Ce procédé, proche du Millouï (valeur pleine), diffère de ce dernier par le fait que l’on ne prend en compte que la partie du nom de la lettre qui ne contient pas la lettre elle-même. Cela revient à ne pas prendre en compte la première lettre du nom de la lettre dans le calcul.
Exemple : Pour Aleph (א), le nom complet de la lettre s’écrit אלף. Pour avoir sa valeur, nous retirons Aleph de son nom, ce qui nous donne לף . La somme de ces 2 lettres composant le mot est de 110 (Lamed-Phé : 30+80 = 110). C’est la valeur de Aleph selon le procédé de la valeur cachée.




2.6) Guematria selon le procédé « quaternion » - procédé de dynamique cumulative – Riboua

Dans ce procédé, il faut considérer que le mot est une succession de construction lettre à lettre, en rajoutant une lettre à chaque fois. Par exemple, le mot « Enosh » est déployé ainsi :
E
En
Eno
Enos
Enosh

Pour chacune des constructions, la valeur est calculée selon la guematria simple. Chaque valeur ainsi obtenue est additionnée à la précédente pour obtenir la valeur cumulative du mot complet.
Ainsi, le nom Enosh (אנוש) va se décliner ainsi :
א = 1
אנ = 1 + 50 = 51
אנו = 1 + 50 + 6 = 57
אנוש = 1 + 50 + 6 +300 = 357
La valeur du nom Enosh (אנוש) va donc être égale à 1 + 51 + 57 + 357 = 466 par ce procédé.


2.7) La petite guematria

Les valeurs numériques des lettre sont les mêmes que celle de la guématrie traditionnelle, a la différence que seul le niveau des unités est gardé. 10 et 100 deviennent 1, 20 et 200 deviennent 2…


2.8) La guematria selon l’ordre alphabétique – Guematria Sidouri

Ce procédé affecte un nombre croissant à chacune des lettres de l’alphabet. Ici Aleph prend la valeur de 1, Khaf de 11 et non pas 20 comme dans la guematria classique.


Ce procédé est très peu usité.



Pour aller plus loin, voici quelques sources faciles à lire et surtout, accessibles et compréhensible (à part Mathers)
- Guematria, Temourah et Notariqon par Spartakus FreeMann
- A la découverte de la Guematria par Chalom Leubmen
- Introduction à la Qabalah Denudata de Knorr von Rosenroth par Mathers
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